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LA PROLIFERATION DES CHATS
« CHAT NE VA
PAS »
De nombreux griefs sont formulés contre les chats
errants : déjections nauséabondes, nuisances sonores, et
surtout prolifération incontrôlable... De nombreux appels de
municipalités ou de particuliers qui en sont envahis et ne
savent alors que faire...
Et comme tous les refuges L’AIMAA redoute l’arrivée du
printemps et ses multiples portées, soit l’abandon de 120 à
150 chatons qui nous arrivent jusqu’en décembre, parfois
dans un panier déposé discrètement devant la porte, quand ce
n’est pas la mère gestante !
La cause principale de cette prolifération étant que
des milliers de « particuliers » sont irresponsables,
lâches, inconscients ou sans scrupule et laissent « faire la
nature ». Problème d’argent il est vrai pour quelques-uns.
D’autres considèrent la stérilisation « contre nature ». Et
ceux qui croient encore qu’une femelle doit avoir au moins
une portée dans sa vie.
A raison de 2 à 3 portées de 4 à 6 petits par an, la
chatte peut dans sa vie mettre au monde entre 120 et 150
chatons... qui eux-mêmes et à partir de 6/7mois feront de
même, et c’est rapidement l’explosion ! De quoi faire
réfléchir très sérieusement chaque propriétaire de chat non
stérilisé.
Tant qu’ils sont (tout) petits : pas trop difficile de
les placer, mais les petites boules de poils grandissent
très vite et dés 4 à 5 mois ils attendrissent déjà beaucoup
moins... Le fait étant que le public veut acquérir des
animaux toujours plus jeunes et que l’adoption d’un chaton
est privilégiée à celle d’un adulte.
Au-delà des émouvantes images de ces adorables chatons
: il y a leur avenir et leur tragédie, car le tableau est
noir pour le chat des rues : Les chatons à peine nés mais
déjà peureux et anxieux, squattent avec leur mère les parcs
publics, bosquets, jardins, terrains vagues, maisons vides,
poubelles, caves... Les plus costauds survivent et
grandissent chétifs, à demi sauvages. La plupart de ces
chats finissent atteints de Leucose ou de Pif, ou bien
écrasés, empoisonnés, tués par balles, traqués pour des
labos, ou simplement affamés (car de nos jours ils n’ont
plus la possibilité de se nourrir seul : granges et souris
étant rares).
Tous ces
malheureux chats errants sont en ville comme en campagne, un
problème majeur.
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