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Votre animal meurt, que
faire?
Les animaux de compagnie occupent une
très grande place dans notre vie affective, dans nos
profondeurs inconscientes.
Mais voilà, nos compagnons sont aussi
mortels et dès lors se pose inévitablement la question de
savoir comment perpétuer, par-delà le chagrin que constitue
leur disparition, le respect qui leur était voué de leur
vivant. Différentes possibilités s’offrent en fonction des
convictions et des revenus financiers de chacun. En principe
il n’y a pas de déclaration officielle à faire (Mairie,
Préfecture) à moins qu’il ne s’agisse d’un chien de garde
déclaré comme tel ou d’un animal portant la médaille d’une
Société Protectrice des Animaux.
Par ailleurs, il est rigoureusement
interdit de procéder à l’enfouissement du cadavre d’un
animal atteint ou soupçonné d’être atteint d’une maladie
contagieuse à moins que le Maire, en cas d’urgence, n’ait
donné une autorisation spéciale dans le cadre de la
réglementation des articles L 223-2 et suivants du Code
Rural.
Etant précisé que le fait, sans
permission de l’Autorité Administrative, de déterrer ou
d’acheter des cadavres ou débris des animaux morts de
maladies contagieuses est puni d’une peine de prison de 6
mois et d’une amende de 3.811,23 €.
Ces règles étant posées il est
possible, si l’animal pèse
moins de 40 kg, de l’enterrer dans l’enceinte de
sa propriété mais à une distance supérieure de 35 mètres de
toute autre habitation, points d’eau, lieux publics et à une
profondeur d’au moins 1 mètre et entre 2 couches de chaux
vive et de terre pour éviter les odeurs ou le déterrement
ultérieur par d’autres animaux.
Si l’animal pèse
plus de 40 kg le
Code Rural précise qu’il est interdit d’enfouir, de jeter en
quelque lieu que ce soit, les cadavres d’animaux ou lots de
cadavres, leurs propriétaires ou détenteurs devant les
mettre, en entier et non dépouillés à la disposition de la
personne chargée de l’exécution du Service Public
d’équarrissage et ce en application de l’article L 226-2 du
Code Rural.
Enfin, il est possible d’inhumer son
petit compagnon dans des cimetières animaliers, cette
activité spéciale étant inscrite à la nomenclature des
installations classées pour la protection de l’environnement
soumise à la procédure d’autorisation administrative prévue
par la loi du 19 juillet 1976.
Il convient alors d’amener l’animal
dans une caisse ou dans une valise métallique ne pouvant,
généralement, excéder 78 cm de long sur 40 cm de large et 40
cm de hauteur.
Les frais de concession (annuels)
varient de 23 € à 53
€ auxquels il faudra
ajouter tous les services de Pompes Funèbres rattachés au
cimetière qui exercent généralement un monopole, à savoir la
fourniture d’un cercueil capitonné ou non, l’inhumation dans
une fosse collective ou individuelle, la fourniture de
monuments (marbres précieux ou non), photographies,
gravures, fleurs, etc…
Il reste aussi la solution de
l’incinération individuelle dans des Centres d’Incinération
pour animaux.
Pour être complet, rappelons
l’existence des taxidermistes pouvant naturaliser un petit
compagnon particulièrement aimé de son vivant puisqu’il
s’agit, par cette méthode, de redonner l’apparence de vie et
de mouvement à l’animal disparu.
Quelle que soit la solution que vous
choisirez il est toujours utile de prendre conseil auprès du
vétérinaire le plus proche ou de sa S.P.A. locale affiliée à
la Confédération Nationale des S.P.A. de France.
Maître Jean-Jacques RINCK
Avocat au Barreau de LYON
Membre de la S.P.A. de LYON et du
SUD-EST |